Particulièrement sensibles (notamment dans les zones où il y a risque de désert médical, comme dans nombre de territoires ruraux du Vaucluse), les procédures d’installation, transfert et regroupement des pharmacies sont évidemment très encadrées. Deux décrets et un arrêté du 30 juillet viennent d’apporter quelques aménagements.
Le premier décret autorise le transfert d’une officine (et donc la fermeture d’une pharmacie) seulement si l’approvisionnement en médicaments n’est pas compromis pour la population du quartier ou de la ville d’origine. D’après le texte, “l’approvisionnement en médicaments est compromis lorsqu’il n’existe pas d’officine au sein du quartier, de la commune ou de la commune limitrophe accessible au public par voie piétonnière ou par un mode de transport motorisé [entendre moyen de transport public] répondant aux conditions prévues par décret, et disposant d’emplacements de stationnement”. La notion de mode de transport acceptable reste cependant assez élastique, ce mode de transport devant permettre “d’assurer au moins un trajet aller-retour par jour ouvrable entre le quartier ou la commune d’origine et le lieu d’implantation envisagé par l’officine dont le transfert ou le regroupement est demandé, ou celui d’une officine existante située au maximum dans les limites des communes limitrophes” – et assurer un arrêt à proximité de l’une ou l’autre de ces officines.
Quant au deuxième décret, il aborde des points plus administratifs, notamment les critères d’appréciation de l’opportunité d’une ouverture dans un territoire géographique donné.
